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Les mécanismes du Moulin Richard de Bas à Ambert témoignent des techniques traditionnelles de fabrication du papier au cœur du Livradois-Forez.
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Depuis un pont, une famille observe la rivière qui met en mouvement le Moulin Richard de Bas, témoin de l’utilisation traditionnelle de l’énergie hydraulique.
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Peut-être l’ignorez-vous, Ambert est une ville médiévale qui a contribué de manière significative à l’histoire de la fabrication du papier en France.
Dès le Moyen Âge, Ambert s’est imposée comme un centre important de la papeterie, influençant les méthodes de production qui ont défini cette ère.
En vous promenant dans le quartier médiéval, avec ses ruelles étroites et ses bâtiments anciens, vous pourrez vous plonger dans cette période florissante où les moulins à papier jalonnaient la rivière Durolle, utilisant son énergie pour transformer les chiffons en feuilles précieuses.
Au fil des siècles, l’industrie papetière a laissé une empreinte indélébile sur la ville, façonnant son identité et son économie. Aujourd’hui, Ambert célèbre cet héritage à travers ses musées et centres culturels comme le Moulin Richard de Bas ou le Moulin de Nouara.
Situé dans la Vallée de la Dore, la construction du Moulin Richard de Bas remonterait au XIVᵉ siècle, époque où la papeterie commençait à se développer en France. Son nom provient de la famille de papetiers Richard qui, au XVᵉ siècle, jouait un rôle crucial dans la production papetière de la région.
Pouvez-vous imaginer qu’au XVIIᵉ siècle, la vallée abritait près de 400 moulins ! Cette concentration de moulins a non seulement renforcé l’importance d’Ambert dans l’industrie papetière mais a aussi contribué à l’économie et à la culture de toute la région.
Aujourd’hui, au Moulin Richard de Bas, on fabrique du papier à l’ancienne. Au lieu du bois, ce sont toujours de vieux chiffons en tissu qui sont récupérés et transformés en papier. L’eau du ruisseau fait tourner la grande roue du moulin environ vingt-cinq fois par minute. Au bout de trente-six heures de broyage, les chiffons deviennent une pâte qui sera ensuite filtrée et tamisée pour former des feuilles de papier.
Alors que tout est de plus en plus rapide, au Moulin Richard de Bas, on prend le temps de fabriquer du papier lentement. C’est ainsi que l’on peut garder vivant le savoir-faire et cette tradition.
Aujourd’hui, le moulin attire 40 000 visiteurs chaque année, venus de toute la France pour découvrir ces techniques anciennes.
Pour profiter au maximum de ce week-end d’exception, retrouvez les hébergements et les restaurants autour de la ville de Ambert.

Une famille découvre les papiers fabriqués au Moulin Richard de Bas dans la boutique du site, où sont présentées les créations issues du savoir-faire papetier.
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Avec le déclin de l’industrie papetière traditionnelle, le Moulin Richard de Bas doit sa survie et son renouveau à Marius Péraudeau, un homme visionnaire qui l’a acheté en 1941 et l’a sorti de l’oubli. Péraudeau, déjà bien ancré dans le monde de la papeterie, a choisi de relancer la fabrication traditionnelle du papier dès 1942. En 1943, le moulin à papier ouvre ses portes au public, transformant cet espace de production en un musée vivant. La même année, Marius Péraudeau fonde les éditions Elzivir, jetant les bases des éditions « Que sais-je », et continue d’innover et d’améliorer le moulin, y compris en restaurant sa roue emblématique. Depuis cette époque, ce sont pas moins de trois millions de visiteurs qui ont franchi les portes du moulin pour découvrir l’histoire et les techniques de la papeterie et vous pourriez être le prochain.
À travers les décennies, le Moulin Richard de Bas n’a cessé de travailler avec le monde culturel. La plus célèbre collaboration est sans aucun doute celle avec l’artiste Salvador Dali autour du livre « L’Apocalypse de Joseph Foret », réalisé en un seul exemplaire. Chacune des feuilles de cet ouvrage est en parchemin sauf une… Cette unique feuille a été fabriquée par Salvador Dali et Marius Péraudeau à Paris.
Ce sont également des feuilles du Moulin Richard de Bas qui ont été utilisées pour les reproductions lithographiques de Picasso proposées en série limitées. Un filigrane “ceci est une reproduction” a même été intégré tant la qualité du papier pouvait laisser penser à un original.
Pourquoi ne pas profiter de votre visite sur les traces des papetiers pour découvrir La Mairie ronde d’Ambert. Ce monument unique en Europe a une histoire aussi fascinante que sa forme insolite. Lancée en 1816, cette structure circulaire était initialement prévue pour être une halle aux grains, libérant ainsi l’église Saint-Jean de cette fonction. Cependant, ce n’est qu’en 1827 qu’elle a pris son rôle actuel de mairie, après de nombreux débats et changements de plans. Son architecture, inspirée de la halle aux blés de Paris, demeure un mystère quant à son concepteur original.
Après avoir survécu à un manque de fonds et à de multiples phases de construction, la Mairie ronde est devenue un emblème d’Ambert. Elle accueille aujourd’hui les services administratifs de la ville et une salle pour les conseils municipaux. Au centre, on trouve une salle de mariage particulière, et au rez-de-chaussée, une exposition circulaire. La Mairie ronde, classée monument historique en 1975, a même été immortalisée dans le roman « Les Copains » de Jules Romains en 1913. Ce bijou architectural est ouvert aux visites, alors n’hésitez pas à franchir ses portes !