Pour son exposition au Bief, Thierry Toth présente sa dernière série qui est née d’un constat :
Après le confinement, le retour au monde d’avant a été brutal et violent et lui-même s’est accroché à ce qui l’entourait pour ne pas sombrer
avec le navire.
Originaire de Lyon, Thierry Toth s’inscrit à 16 ans à l’école de Bellecour de Lyon afin de préparer le concours d’entrée en BTS d’architecture
d’intérieur de Cournon puis d’intégrer les Beaux-Arts d’Angoulême.
Ces années d’apprentissage, lui offrent des outils qu’il ne cessera ensuite de détourner, de questionner, pour en extraire une expression toujours
plus personnelle et accessible.
L’estampe, et plus particulièrement la sérigraphie, avec ses tirages multiples et ses coûts maîtrisés, lui ouvre la possibilité de toucher un public
plus large, de partager son travail avec ses amis, avec ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter une peinture.
Dans cette série, il ne cherche pas à anoblir les objets qu’il représente mais à les faire exister autrement, à nous les faire regarder vraiment, et
pas seulement les voir.
On y retrouve aussi sa passion pour les chats qu’il met en scène avec humour et tendresse, leur faisant faire presque n’importe quoi.
Toute la force de son travail réside dans une apparente naïveté, une simplicité qui cache une réflexion profonde sur la manière dont on regarde
l’image.
Thierry Toth cherche à désapprendre le dessin pour sublimer le quotidien, et c’est peut-être là sa plus belle réussite : nous faire aimer ce que
nous croyons trop banal pour être remarquable.
